Un petit article dans la voix du nord( journal du nord pas de calais). Un journaliste m'a suivi lors des préparatifs d'avant défilé.

Au fait Margaux Faes c'est moi .

 

Dans les coulisses du défilé Talons Aiguilles, hier : de jeunes créateurs aux talents aigus

mercredi 06.04.2011, 05:16- S. B.

 À quelques minutes de la répétition, les créatrices ont plusieurs fers au feu. PHOTO MAX ROSEREAU À quelques minutes de la répétition, les créatrices ont plusieurs fers au feu. PHOTO MAX ROSEREAU

CONCOURS

Derniers réglages. Les mannequins reçoivent un ultime laquage. Les organisatrices se succèdent au maquillage. Les créatrices se coltinent le repassage. Avec entrain. « On fait tout de A à Z, explique Margaux Faes, créatrice de 21 ans, en deuxième année à Esmod.

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On dessine, on coud, on repasse... » Il est 17 h. Le défilé du concours Jeunes créateurs de Talons Aiguilles, l'association de l'EDHEC, est pour dans trois heures. La répétition générale, elle, est imminente. À l'extrémité du podium planté dans la chambre de commerce et d'industrie, un photographe guette les modèles. À l'autre bout, à l'abri des rideaux rouges, c'est la veillée d'armes.Enfin veillée... Une styliste et un modèle piquent un roupillon entre des portants savamment alignés. Seize créateurs (le 17e, sénégalais, est forfait faute de visa) guignent le premier prix, un stage chez Zadig et Voltaire. « On a eu une cinquantaine de candidats », précise Constance Abadie, première année à l'EDHEC, dont trente étudiants orchestrent cette 18e édition. Un jury en a extrait la shortlist d'hier. Thème du concours : sens dessus dessous. « C'est une occasion de se confronter aux élèves d'autres écoles », glisse Margaux.

Les projecteurs s'activent, balayant les sièges encore vides. Sept cent personnes sont attendues. La bande-son mitonnée par une autre asso de l'EDHEC sonne le clairon. Les mannequins s'ébrouent. Des ombres graciles passent sur les piliers de marbre de la CCI, plus habitués aux costards des patrons.

Assise au premier rang façon Anna Wintour (ex-grande prêtresse de Vogue) ou, plus souvent, papillonnant d'un bout à l'autre de la salle, il y a Marie Garret. « Ces 45 minutes de défilé, c'est l'aboutissement d'un an de travail, dit la présidente de Talons Aiguilles. Depuis septembre, on fait une AG tous les mercredis midi pour faire le point. » Sur un CV, un défilé pareil vaut son pesant de cacahuètes.

Depuis les coulisses, Margaux scrute ses mannequins. « Il faut que je réajuste un peu les bretelles. » H moins une. Compte à rebours final. Même Jeanne Mantet-Gay, la bonne fée de la comm', s'esquive pour enfiler sa robe et se « crémer les jambes ». Le temps de la mode approche. Celui des journalistes no look s'achèverait-il ? •